Chronologie détaillée

Etablie par Jean-Claude Berchet


Reproduite dans Mémoires d'outre-tombe. Anthologie, Paris, Le Livre de Poche classique, 2000

Chronologie détaillée
Voyage à Prague : Chateaubriand par William Chattaway - bronze (1975) - coll. Maison de Chateaubriand - MDC / Studio Sébert

1768 : 4 septembre : naissance, à Saint-Malo, de François-René de Chateaubriand, dernier-né des dix enfants (quatre sont décédés au berceau ou en bas âge) de René de Chateaubriand (1718-1786) et Apolline de Bedée (1726-1798). Outre son frère aîné Jean-Baptiste (né le 23 juin 1759), il lui reste quatre sœurs : Marie-Anne (4 juillet 1760) ; Bénigne (31 août 1761) ; Julie (2 septembre 1763) ; Lucile (7 août 1764). Il est aussitôt mis en nourrice, pour trois ans, à Plancoët, près de Dinan, où réside sa grand-mère maternelle.

1771-1777 : enfance « oisive » à Saint-Malo. Au mois de mai 1777, installation de toute la famille au château de Combourg, acheté en 1761. Chateaubriand entre au collège de Dol, où il poursuivra ses études jusqu’en juillet 1781, et où il fera sa Première Communion le 12 avril de cette même année.

Octobre 1781 - décembre 1782 : collège de Rennes.

1783 : de janvier à juin, François-René prépare, à Brest, le concours de garde de la marine ; il rentre à Combourg sans avoir pu se présenter.

Inscription, en octobre, au collège de Dinan pour terminer ses Humanités ; il songe à se faire prêtre.

1784-1786 : « années de délire » à Combourg, en compagnie de Lucile. On lui cherche une place dans les colonies.

9 août 1786 : départ pour Cambrai ; son frère a obtenu pour lui une place de « cadet-volontaire » au régiment de Navarre.

6 septembre 1786 : mort du comte de Chateaubriand.

1787-1790 : OFFICIER AU RÉGIMENT DE NAVARRE.

Nommé sous-lieutenant de remplacement le 12 septembre 1787, mis en demi-solde le 17 mars 1788, réintégré comme cadet-gentilhomme le 10 septembre de la même année, Chateaubriand sera définitivement réformé à la suite de la loi du 13 mars 1791.

19 février 1787 : le « chevalier de Chateaubriand » est présenté à la Cour de Versailles.

Novembre 1787 : son frère aîné Jean-Baptiste épouse à Paris Aline-Thérèse Le Pelletier de Rosanbo, petite-fille de Malesherbes.

Janvier 1789 : agitation pré-révolutionnaire à Rennes. Chateaubriand participe à des échauffourées au cours desquelles son ancien camarade de collège Saint-Riveul est tué.

Ayant passé la majeure partie de cette période en congé à Fougères ou à Paris, Chateaubriand assiste en spectateur au début de la Révolution ; il commence à fréquenter les gens de lettres parisiens.

11 septembre 1789 : il est reçu chevalier de Malte.

1791 : VOYAGE EN AMÉRIQUE.

8 avril : départ de Saint-Malo, escales dans les Açores (du 3 au 6 mai), puis à Saint-Pierre (du 23 mai au 8 juin).

10 juillet : arrivée à Baltimore. Visite des principales villes de la côte Est, puis remontée vers le Canada. En août, Chateaubriand séjourne près des chutes de Niagara.

Septembre-novembre : descente jusqu’au Tennessee, puis retour à Philadelphie où il se réembarque début décembre. Il arrive au Havre le 2 janvier 1792, après une effroyable tempête.

1792 : revenu à Saint-Malo désargenté, Chateaubriand épouse Céleste Buisson de la Vigne. Au mois de mai, le jeune couple, accompagné de Lucile et Julie, gagne Paris où la Révolution précipite son cours.

15 juillet : Chateaubriand émigre sans enthousiasme, avec son frère, pour rejoindre les corps de volontaires royalistes recrutés par le prince de Condé.

6 septembre : il est blessé au siège de Thionville, puis démobilisé. Parvenu, non sans mal, jusqu’à Ostende, il arrive à gagner Jersey, dans un état critique.

1793-1800 : SÉJOUR EN ANGLETERRE.

1793 : de janvier à mai, longue convalescence à Saint-Hélier.

21 mai : arrivée à Londres. Existence précaire dans les mois qui suivent.

Octobre : Céleste de Chateaubriand et ses belles-sœurs Julie (Mme de Farcy) et Lucile sont arrêtées à Fougères comme « suspectes » ; elles demeureront incarcérées jusqu’au 5 novembre 1794.

1794 : Chateaubriand trouve un emploi de professeur de français dans le Suffolk où il exercera près de trente mois.

10 février : sa mère est arrêtée à son domicile malouin. Transférée à Paris au mois de mai, elle ne sortira de prison qu’en octobre.

22 avril : Jean-Baptiste de Chateaubriand est guillotiné, en même temps que sa jeune femme et une partie de sa belle-famille (Malesherbes).

1795 : Chateaubriand séjourne toujours à la campagne ; il travaille à ses œuvres futures : Les Sauvages, Essai historique sur les révolutions.

1796 : immobilisé par une fracture du péroné consécutive à une chute de cheval, il séjourne quelque temps chez un pasteur du voisinage. La jeune fille de la maison, Charlotte Ives, ne tarde pas à éprouver pour lui un tendre sentiment que le chevalier ne décourage pas, jusqu’au jour où il est mis en demeure de révéler son mariage et de les quitter brusquement.

Juin : retour précipité à Londres. De santé encore fragile, Chateaubriand va recevoir désormais des secours du National Fund. Il termine son livre sur les révolutions.

1797 : 18 mars : Essai historique sur les révolutions anciennes et modernes considérées dans leurs rapports avec la révolution française.

Début de notoriété pour Chateaubriand qui se rapproche du milieu « monarchien » de Londres. Sans doute est-ce alors que débute sa première liaison sérieuse : avec la vicomtesse de Belloy, une belle « créole » de Saint-Domingue.

1798 : 6 janvier : Chateaubriand propose à un éditeur parisien un roman américain intitulé : René et Céluta, qui deviendra Les Natchez.

Février-juin : il renoue avec Fontanes qui a fui Paris après Fructidor. Longues discussions littéraires.

31 mai : mort de Mme de Chateaubriand, à Saint-Servan. Son fils apprend la nouvelle dans la seconde quinzaine de juin.

Août-septembre : Chateaubriand travaille à la révision des Natchez, sur le conseil de Fontanes.

1799 : au cours du printemps, il commence à rédiger un opuscule « sur la religion chrétienne », qui va prendre des proportions de plus en plus considérables.

26 juillet : mort de Julie de Farcy.

25 octobre : une lettre émouvante à Fontanes témoigne de la sincérité de la conversion de Chateaubriand. Il lit dans les salons des bonnes feuilles du futur Génie du christianisme.

1800 : retour en France (mai). Situation précaire à Paris.

22 décembre : Chateaubriand publie dans le Mercure de France un article retentissant sur le dernier livre de Mme de Staël : De la Littérature.

1801 : 2 avril : Atala ou les amours de deux sauvages dans le désert.

21 juillet : Chateaubriand est radié de la liste des émigrés.

Juin-novembre : installé à Savigny-sur-Orge, avec Pauline de Beaumont, il termine le Génie.

1802 : 14 avril : publication du Génie du christianisme, dans lequel on retrouve Atala, ainsi qu’un épisode inédit : René.

Octobre-novembre : Chateaubriand voyage dans le midi de la France. Retour par Fougères, où il renoue avec sa femme, qu’il n’a pas revue depuis 1792.

1803 : 4 mai : il est nommé secrétaire de légation à Rome. Seconde édition du Génie, dédicacée au Premier Consul et précédée par une « Défense ».

27 juin : arrivée de Chateaubriand à Rome, via Lyon. Au cours des semaines suivantes, il multiplie les initiatives intempestives qui lui valent bientôt la méfiance, puis la franche hostilité de son chef de poste, le cardinal Fesch.

Octobre : arrivée de Pauline de Beaumont à Florence, puis installation à Rome. Atteinte de tuberculose, elle meurt le 4 novembre dans les bras de son amant.

Décembre : séjour à Tivoli. Première « idée » des Mémoires.

1804 : 1er-12 janvier : voyage à Naples ; ascension du Vésuve. Nommé dans le Valais, Chateaubriand quitte Rome le 21 janvier. Lorsqu’il arrive à Paris, règne un climat délétère de complot royaliste ; arrestations successives de Moreau (le 15 février), de Pichegru (le 28) et de Cadoudal (le 9 mars).

21 mars : le duc d’Enghien est fusillé ; Chateaubriand donne aussitôt sa démission. Il accepte enfin que sa femme vienne partager sa vie.

Printemps-été : Chateaubriand commence la rédaction des Martyrs de Dioclétien. Visites à Fervacques, chez Mme de Custine (une liaison orageuse qui prendra fin au début de 1806), à Méréville chez Alexandre de Laborde et sa sœur Natalie, comtesse de Noailles, enfin, avec sa femme, à Villeneuve-sur-Yonne, chez les Joubert. C’est là qu’ils apprennent la mort de Lucile, survenue à Paris le 10 novembre.

1805 : Mars : installation des Chateaubriand place de la Concorde (hôtel de Coislin). Les Martyrs avancent.

Été-automne : nouvelles villégiatures autour de Paris, puis, du 5 août au 3 novembre, voyages dans le sud-est : Vichy, Lyon, Genève, le Mont-Blanc, Lausanne, la Grande-Chartreuse. Nouveau séjour à Villeneuve avant de regagner Paris.

1806 : VOYAGE EN ORIENT.

Venise (juillet), Sparte, Athènes (août), Smyrne, Constantinople (septembre), Jérusalem (octobre), Le Caire (début novembre).

23 novembre : Chateaubriand se rembarque à Alexandrie.

1807 : 18 janvier : après une périlleuse traversée, il arrive à Tunis, où il demeure plusieurs semaines.

Avril : séjour en Espagne, où il retrouve Natalie de Noailles : Cadix, Cordoue, Grenade (12-13 avril), Aranjuez, Madrid, Burgos... Retour à Paris le 5 juin.

4 juillet : Chateaubriand publie dans le Mercure de France un article où il dénonce le despotisme impérial. On lui signifie une interdiction de séjour à Paris ; mais il obtiendra de nombreuses dérogations à cette mesure au cours des années suivantes.

Octobre-décembre : installation à Châtenay, dans le domaine de la Vallée-aux-Loups.

1808 : mars : Chateaubriand termine Les Martyrs.

Août : il passe un mois à Méréville en compagnie de Mme de Noailles.

1809 : 27 mars : Les Martyrs ou le triomphe de la religion chrétienne.

31 mars : Armand de Chateaubriand est fusillé comme espion.

De mai à septembre, Chateaubriand travaille, à la Vallée-aux-Loups, à une « Défense » des Martyrs. Nouveau séjour à Méréville en octobre.

Le préambule des Mémoires de ma vie est intitulé « Mémoires de ma vie commencés en 1809 ».

1810 : Janvier-mars : Chateaubriand séjourne à Paris.

Rédaction des Aventures du dernier Abencérage. Publication de la troisième édition des Martyrs, avec un « Examen » et des « Remarques ».

1811 : 26 février : Itinéraire de Paris à Jérusalem.

Février-avril : Chateaubriand est élu académicien, mais il est contraint de censurer son discours de réception.

Mai : de retour à la Vallée-aux-Loups, Chateaubriand commence une tragédie en vers, Moïse.

1812 : Janvier : rupture définitive avec Natalie de Noailles.

Mai : achèvement de Moïse.

Octobre : rédaction du premier livre des Mémoires de ma vie.

1813 : Chateaubriand continue la rédaction des Mémoires de ma vie (livre II). Par ailleurs il songe à entreprendre une Histoire de France.

1814 : entrée des Alliés à Paris le 31 mars.

5 avril : Chateaubriand publie une brochure très anti-bonapartiste en faveur de la restauration des Bourbons : De Buonaparte, des Bourbons et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes.

27 novembre : publication des Réflexions politiques.

1815 : Napoléon débarque à Golfe-Juan le 1er mars. Louis XVIII est obligé de quitter Paris le 18.

Avril-juin : Chateaubriand séjourne à Gand, auprès du roi.

8 juillet : retour de Louis XVIII à Paris. Le lendemain, Chateaubriand est nommé ministre d’État, puis le 17 août, pair de France, avec le titre de vicomte.

Septembre : élection de la Chambre « introuvable ». Mais Chateaubriand est évincé du premier ministère Richelieu, où Decazes entre comme ministre de la Police.

1816 : au nom de la majorité royaliste, Chateaubriand manifeste une méfiance croissante envers le ministère.

Septembre : la Chambre des députés est dissoute le 5 ; le 18, De la monarchie selon la Charte est saisi et son auteur destitué de son titre (et de sa pension) de ministre d’État.

1817 : année de grosses difficultés financières pour Chateaubriand, obligé de vendre sa bibliothèque (28 avril), puis sa maison.

Été : vacances « nomades » dans les environs de Paris, puis dans le Perche : rédaction du livre III des Mémoires.

Décembre : Du système politique suivi par le ministère.

1818 : au printemps, Chateaubriand travaille à son Histoire de France. Il publie, en août, des « Remarques sur les affaires du moment ».

C’est alors qu’il noue avec Juliette Récamier une liaison qui connaîtra des vicissitudes, mais ne prendra fin qu’avec leur vie.

Octobre 1818 - mars 1820 : Chateaubriand anime Le Conservateur, organe périodique des royalistes opposés à Decazes, devenu président du Conseil le 19 novembre 1819 ; il multiplie ses interventions à la Chambre des pairs.

1820 : assassinat, le 14 février, du duc de Berry, neveu du roi et dernier espoir de la branche aînée ; il avait épousé en 1816 la princesse Marie-Caroline de Bourbon-Sicile.

29 septembre : naissance « posthume » de son fils, Henri, duc de Bordeaux.

29 septembre : Mémoires, lettres et pièces authentiques touchant la vie et la mort de S. A. R. (le) duc de Berry.

Chateaubriand est nommé ambassadeur auprès du roi de Prusse (30 novembre).

1821 : Janvier-juillet : Chateaubriand ambassadeur à Berlin, où il séjourne du 11 janvier au 19 avril ; le 1er mai, on lui restitue son titre de ministre d’État, mais le 29 juillet, par solidarité avec Villèle, il donne sa démission.

12 décembre : chute du second ministère Richelieu. Après avoir espéré un portefeuille dans le nouveau cabinet, Chateaubriand est nommé ambassadeur à Londres.

1822 : Avril-septembre : séjour en Angleterre.

Septembre-décembre : de retour à Paris le 12 septembre, Chateaubriand insiste pour être envoyé au congrès de Vérone, auquel il participe du 14 octobre au 13 décembre.

28 décembre : il est nommé ministre des Affaires étrangères.

1823 : Chateaubriand pousse à une intervention française en Espagne : succès militaires et diplomatiques. Son ministère est marqué par une liaison brûlante avec la jeune comtesse de Castellane, tandis qu’au mois de novembre, Mme Récamier quitte Paris pour un long voyage en Italie.

1824 : 6 juin : Chateaubriand est brutalement renvoyé du ministère. Sa rancune envers Villèle va le conduire à une opposition de plus en plus déclarée, dont le principal organe sera le Journal des Débats.

16 septembre : mort de Louis XVIII.

1825 : 29 mai : sacre de Charles X.

Retour à Paris de Mme Récamier, après une absence de dix-huit mois. Chateaubriand préside le comité de soutien aux Grecs insurgés : éditions successives de sa Note sur la Grèce.

1826 : Chateaubriand signe, le 30 mars, un contrat mirifique avec le libraire Ladvocat pour la publication de ses Œuvres complètes, certaines encore inédites.

Dans la « Préface générale » (juin), il écrit : « J’ai entrepris les Mémoires de ma vie [...]. Ils embrassent ma vie entière ».

Mai-juillet : séjour des Chateaubriand à Lausanne. Au retour, installation, pour douze ans, dans un pavillon jouxtant la maison de retraite que Mme de Chateaubriand a fondée en 1819 (aujourd’hui 92, avenue Denfert-Rochereau).

1827 : Février : premières difficultés financières de Ladvocat ; Chateaubriand accepte de revoir à la baisse les termes de son contrat. La publication des Œuvres complètes se poursuivra néanmoins à un rythme soutenu jusqu’en 1828. Chateaubriand accentue, dans les Débats, son offensive contre le ministère et pour la défense de la liberté de la presse : Villèle démissionne le 2 décembre.

1828 : 3 juin : évincé du nouveau ministère, Chateaubriand est nommé ambassadeur auprès du Saint-Siège.

16 septembre : les Chateaubriand quittent Paris pour Rome où ils arrivent le 9 octobre.

Novembre : 26 tomes (sur 31) des Œuvres complètes ont paru ; mais Ladvocat, ruiné, cède ses droits.

1829 : 10 février : mort du pape Léon XII. Chateaubriand cherche, sans grand succès, à orienter le vote du conclave qui, le 31 mars, élira son successeur : Pie VIII.

16 mai : Chateaubriand, qui a demandé un congé, quitte Rome en compagnie de sa femme ; ils arrivent à Paris le 28.

Juillet-août : villégiature à Cauterets ; c’est là que Chateaubriand apprend la formation du ministère Polignac ; il donne sa démission le 30 août.

1830 : Chateaubriand travaille à ses Études historiques. Il a repris à Paris une liaison commencée à Rome avec une jeune femme de lettres, Hortense Allart.

Juillet : chute de Charles X.

7 août : Chateaubriand prononce son dernier discours à la Chambre des pairs : il refuse de reconnaître la légitimité du nouveau régime et renonce à toutes ses charges et pensions ; il ne dispose plus désormais de revenus réguliers.

1831 : 24 mars : De la Restauration et de la monarchie élective.

Avril : publication des Études historiques, avec une importante « Préface ». Avec un volume de tables et index, ce sont les dernières livraisons des Œuvres complètes.

Mai-octobre : séjour des Chateaubriand à Genève.

31 octobre : De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille.

1832 : Mars-avril : fermentation carliste à Paris et épidémie de choléra.

16-30 juin : brève incarcération de Chateaubriand à la préfecture de police pour « complot ».

8 août : Chateaubriand quitte Paris pour la Suisse, avec un « énorme bagage de papiers », destiné à poursuivre la rédaction de ses Mémoires. Il voyage en solitaire de Lucerne à Lugano, retrouve à Constance Mme Récamier avant de rejoindre sa femme, à la mi-septembre, pour une installation durable à Genève.

Septembre-novembre : reprise et révision de la partie existante des Mémoires de ma vie, pour les adapter à un cadre élargi. Ébauche de la « Préface testamentaire ».

12 novembre : informé de la récente arrestation, à Nantes, de la duchesse de Berry, Chateaubriand se hâte de regagner Paris.

29 décembre : Mémoire sur la captivité de Madame la duchesse de Berry.

1833 : le procès qu’on lui intente pour cette publication tourne à la confusion du ministère public : il est acquitté.

14 mai - 5 juin : voyage-éclair à Prague pour porter à Charles X exilé un message de la duchesse de Berry.

3 septembre - 6 octobre : nouveau voyage à Prague en passant par Venise (10-17 septembre).

Chateaubriand date du « 1er décembre 1833 » la « Préface testamentaire » des Mémoires d’outre-tombe, dont dix-huit livres sont achevés.

1834-1847 : achèvement des Mémoires d’outre-tombe.

Février-mars 1834 : première lecture publique, chez Mme Récamier, de la première partie des Mémoires d’outre-tombe (livres I à XII), et des livres rédigés en 1833 (Prague et Venise). Échos favorables dans la presse.

Septembre 1834 : publication du volume de Lectures des Mémoires de M. de Chateaubriand ou Recueil d’articles avec des fragments originaux (Paris, Lefèvre, 1834).

1835 : séjour à Dieppe au mois de juillet.

1836 : au printemps, accord pour la publication des Mémoires et montage financier qui libère Chateaubriand de ses soucis alimentaires.

25 juin : Chateaubriand publie une traduction nouvelle du Paradis perdu de Milton, introduite par un Essai sur la littérature anglaise. Dans ce travail, sous-titré : « Considérations sur le génie des temps, des hommes et des révolutions », il insère quelques « bonnes feuilles » de ses Mémoires.

1837 : rédaction du Congrès de Vérone (juillet-octobre).

28 octobre - 9 novembre : séjour à Chantilly.

1838 : publication du Congrès de Vérone, le 28 avril.

Juillet : voyage dans le midi de la France.

Août : installation au 112 de la rue du Bac ; ce sera le dernier domicile parisien de Chateaubriand.

1839 : une nouvelle édition des Œuvres complètes, mise en chantier par Pourrat en 1836, touche à sa fin ; elle comporte 36 volumes.

1840 : « Les Mémoires sont finis », déclare Chateaubriand. La conclusion porte néanmoins la date de 1841.

1843 : au mois de novembre, Chateaubriand se rend à Londres, où il reçoit un accueil cordial de la part du comte de Chambord.

1844 : Vie de Rancé (18 mai).

27 août : le directeur de La Presse, Émile de Girardin, rachète pour 80 000 francs à la Société propriétaire des Mémoires le droit de les publier en feuilleton dans son journal avant leur édition en volumes. Informé en décembre seulement, Chateaubriand est consterné.

1845 : révision générale des Mémoires.

Juin : dernier voyage à Venise.

1846 : Chateaubriand remplace la « Préface testamentaire » par un nouvel « Avant-Propos » ; il supprime aussi la division de ses Mémoires en quatre parties pour lui substituer une division continue en quarante-deux livres. Ultime révision.

1847 : mort de Mme de Chateaubriand (8 février).

1848 : mort de Chateaubriand (4 juillet).

1849 : mort de Mme Récamier (11 mai).

Janvier 1849 - octobre 1850 : publication des Mémoires d’outre-tombe en librairie (12 volumes) après leur diffusion en feuilleton dans le journal La Presse (du 21 octobre 1848 au 5 juillet 1850).

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