Conférences

Le Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups – parc et maison de Chateaubriand organise des conférences sur Chateaubriand et plus largement le XIXe siècle.

Historiens, écrivains, universitaires, spécialistes de l'auteur des Mémoires d'outre-tombe et de son époque, évoquent l’histoire extrêmement riche de cette période qui connut de nombreux bouleversements politiques et porte en elle l’héritage de notre société moderne.

Ces conférences sont gratuites.

Renseignements et inscriptions : 01 55 52 13 00 - reservations-chateaubriand@hauts-de-seine.fr

 

Prochainement

Dans le cadre de la biennale littéraire « Regards sur Goethe »

 

Mardi 16 mai 2017 à 19h

« Un ‟ être collectif ” nommé Goethe », par Edoardo Costadura, professeur à l’Université Friedrich Schiller d’Iéna

En partenariat avec le Goethe Institut

Le 17 février 1832, quelques mois avant de mourir, Goethe reçoit la visite de son ami Frédéric Soret, minéralogiste genevois et précepteur du prince héritier de Saxe-Weimar, Carl Alexander. Au cours de la conversation – qui porte notamment sur le comte de Mirabeau, auquel l’oncle de Soret avait consacré des Souvenirs – Goethe est amené à réfléchir sur la nature protéiforme du génie et, partant, sur sa propre nature. C’est à cette occasion qu’il a ce mot étonnant : « Mon œuvre est celle d’un être collectif et elle porte le nom de Goethe. » À partir de cette image du génie comme « être collectif », la conférence tentera de donner un aperçu de l’œuvre et de la vie de celui qui fut, entre autres choses, l’auteur du Faust. On puisera notamment dans la multitude de témoignages qui ont été recueillis sur ce personnage hors-norme, en veillant à « ne point se perdre dans la variété de ce fantastique Goethe » (Paul Valéry en 1932).

Ancien élève de l’École normale supérieure, Edoardo Costadura a été professeur de Littératures comparées à l’Université Rennes 2 ; depuis 2011, il est professeur de Philologie romane à l’Université d’Iéna (Allemagne). Parmi ses livres, D’un classicisme à l’autre (Paris, 1999), Der Edelmann am Schreibpult (Tübingen, 2006). Ses travaux les plus récents portent sur le Romantisme italien et français (notamment sur Chateaubriand), sur Tomasi di Lampedusa et sur la réception de Dante en Allemagne (Dante ein offenes Buch, en collaboration avec Karl Philipp Ellerbrock, Berlin, 2015).

Gratuit - sur réservation au 01 55 52 13 00 ou reservations-chateaubriand@hauts-de-seine.fr

 

Mercredi 17 mai 2017 à 18h

« De l’Allemagne, de Mme de Staël », par Gérard Gengembre, professeur émérite des Universités

De l’Allemagne ne se veut ni un récit de voyage, ni une suite de conversations avec des intellectuels et artistes germaniques, ni une introspection, ni une projection de soi, ni même une pure description factuelle de l’état des choses allemandes, mais un travail « philosophique » systématique, une réflexion élaborée sur les différences et leur sens. Outre l’ampleur du tableau, outre la qualité des analyses particulières, un tel livre répond à une question fondamentale : quel est l’apport des Allemands à l’ère nouvelle ? La réponse est claire : ils démontrent les vertus de l’enthousiasme, son influence sur les lumières et sur le bonheur.

Professeur émérite des universités, Gérard Gengembre a coédité avec Jean Goldzink De la littérature de Mme de Staël (Garnier-Flammarion, 1991). Sur De l’Allemagne, il a notamment écrit, avec Jean Goldzink, « De 1800 à 1810 : évolution ou révolution ? (De la littérature et De l’Allemagne) » (dans Deutschlandbilder aus Coppet : Zweihundert Jahre De l’Allemagne von Madame de Staël, Hildsheim, Georg Olms AG Verlag, 2015).

Gratuit - sur réservation au 01 55 52 13 00 ou reservations-chateaubriand@hauts-de-seine.fr

 

Mercredi 17 mai 2017 à 19h30

« Goethe, Claire de Duras et Alexandre de Humboldt », par Marie-Bénédicte Diethelm, historienne de la littérature, éditrice

Les relations épistolaires entretenues par Goethe et Mme de Duras constituent une étape modeste et peu connue du dialogue entretenu par l’Allemagne et la France, à un moment particulier qui se situe entre De l’Allemagne de Mme de Staël et la traduction de Faust par Nerval. Dans une Europe physiquement et intellectuellement redessinée par la Révolution française et les conquêtes napoléoniennes, les liens de Goethe, père de Werther, avec Claire de Duras, auteur d’Ourika et d’Édouard, content l’histoire d’un rapprochement inattendu entre « culture et civilisation », dont le grand voyageur Alexandre de Humboldt, étroitement lié à l’un comme à l’autre, figure l’Hermès messager.

Spécialiste de Balzac et de Chateaubriand, Marie-Bénédicte Diethelm est notamment l’éditrice des romans inédits de Mme de Duras : Olivier ou le Secret (dans Ourika, Édouard et Olivier ou le Secret, préface de Marc Fumaroli, Gallimard, « Folio classique », 2007), Mémoires de Sophie, suivi de Amélie et Pauline. Romans d’émigration (Manucius, 2011), et des Lettres à Claire de Duras (1814-1828) d’Alexandre de Humboldt (préface de Marc Fumaroli, Manucius, 2016).

Gratuit - sur réservation au 01 55 52 13 00 ou reservations-chateaubriand@hauts-de-seine.fr

 

Jeudi 18 mai 2017 à 18h30

au Cinéma Le Rex de Châtenay-Malabry (364 avenue de la Division Leclerc)

« Sur le Faust romantique des Français », par Lieven D’hulst, professeur à l’Université de Leuven

Le propos sera axé sur les traductions françaises du chef-d’œuvre de Goethe et plus précisément sur les quatre versions différentes procurées par Gérard de Nerval, le traducteur romantique par excellence de Faust (de 1828 à 1850). Il s’agira de rendre compte des visées poétiques du traducteur, de sa lecture très personnelle de l’œuvre originale et de l’extraordinaire richesse de ses interprétations lyriques, dont plusieurs ont été reprises par Berlioz dans la Damnation de Faust (1846). La traduction nervalienne demeure à ce jour la version française la plus populaire de Faust.

Lieven D’hulst est docteur en philologie romane (KU Leuven, 1982) et professeur à la même Université depuis 2000, où il dirige le groupe de recherche « Traduction et transfert interculturel ». Spécialiste de littérature comparée et d’histoire de la traduction, il est l’auteur ou l’éditeur d’une vingtaine d’ouvrages, dont une édition critique du Faust de Nerval parue chez Fayard en 2002. Il a également codirigé le premier tome de la nouvelle Histoire des traductions en langue française. 19e siècle (Verdier 2012). En 2014, il a fait paraître auprès de Classiques Garnier des Essais d’histoire de la traduction. Avatars de Janus. Il est membre du comité éditorial de plusieurs revues internationales. Il est également membre de l’Academia Europaea (Cambridge).

Gratuit - sur réservation au 01 55 52 13 00 ou reservations-chateaubriand@hauts-de-seine.fr

 

Vendredi 19 mai 2017 à 19h

« Chateaubriand et Goethe », par Marc Fumaroli, de l’Académie française

(la conférence sera lue par Bernard Degout)

« Dans ses Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand s’est flatté, traversant Weimar en 1821, de n’avoir pas voulu faire halte ni voir Goethe. Comment s’explique cette impolitesse par abstention, qui eût été impensable, au sein de la République des Lettres, un demi-siècle plus tôt ? »

Gratuit - sur réservation au 01 55 52 13 00 ou reservations-chateaubriand@hauts-de-seine.fr

 

Samedi 20 mai 2017 à 16h30

« La querelle du panthéisme », par Ariel Suhamy, maître de conférences au Collège de France

En partenariat avec l’espace Andrée Chédid d’Issy-les-Moulineaux

« Un coup de tonnerre dans un ciel bleu », a dit Hegel de la querelle du panthéisme qui éclate à la fin du XVIIIe siècle et met en crise l’âge des Lumières. Une crise qui met aux prises les plus grands esprits du temps et qui débouche sur une nouvelle ère : le romantisme. À l’origine de cette crise, deux noms : celui d’un poète, le jeune Goethe, dont le provocant Prométhée déclenche le conflit ;et celui d’un philosophe mort depuis un siècle, vilipendé tout au long du XVIIIe, et qui se voit soudain réévalué, sinon sanctifié : Spinoza.

Ariel Suhamy est historien de la philosophie et a publié plusieurs livres sur Spinoza. Dernier ouvrage paru : Godescalc, le moine du destin, ou le procès de la prédestination de Charlemagne à Spinoza, Alma, 2016.

Gratuit - sur réservation au 01 55 52 13 00 ou reservations-chateaubriand@hauts-de-seine.fr

 

Mardi 23 mai 2017 à 18h

« Ossian entre Werther et Chateaubriand », par Bernard Degout, directeur de la maison de Chateaubriand

La « traduction » de l’œuvre d’Ossian, barde légendaire du IIIe siècle, par Macpherson puis par Smith a suscité, à partir des années 1760, un immense engouement dans l’Europe entière ; son retentissement s’est encore accru après que Napoléon choisit Ossian « comme Alexandre a choisi Homère pour son poète ».

En suivant le fil qui va de Werther, où figurait la première traduction presque entière des Chants de Selma, aux Mélanges de littérature et de poésie dans lesquels Chateaubriand publia en 1828 trois traductions d’Ossian faites en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle, on s’intéressera à la façon bien particulière dont Chateaubriand a tout à la fois renié et continué d’apprécier les œuvres (Ossian, Werther) qui avaient enchanté sa jeunesse.

Bernard Degout, directeur de la maison de Chateaubriand (parc départemental de la Vallée-aux-Loups), a publié de nombreux travaux sur Hugo et sur Chateaubriand et, dernièrement, Je ne suis plus que le temps : essai sur Chateaubriand (Fayard, 2015).

Gratuit - sur réservation au 01 55 52 13 00 ou reservations-chateaubriand@hauts-de-seine.fr

 

Mardi 23 mai 2017 à 19h30

« Hugo et Goethe », par Jean-Marc Hovasse, Directeur de recherche au CNRS

Goethe est contemporain de Victor Hugo pendant les trente dernières années de sa vie. Il lit et commente quelques-unes de ses œuvres, depuis certaines odes jusqu’à Notre-Dame de Paris. Victor Hugo à son tour portera divers jugements sur Goethe, dans ses conversations privées comme dans ses œuvres publiées. De part et d’autre, les critiques l’emportent nettement, mais leur rencontre manquée reste riche d’enseignements sur l’histoire (et la politique) du romantisme européen.

Directeur de recherche au CNRS, à l’Institut des Textes et manuscrits modernes (ITEM CNRS ENS Paris) où il est responsable de l’équipe « Autobiographie et correspondances », Jean-Marc Hovasse écrit la biographie de Victor Hugo (Avant l’exil, 1802-1851 et Pendant l’exil I, 1851-1864, Fayard, 2001 et 2008), dont il prépare le troisième et dernier tome. Il a aussi dirigé trois recueils collectifs consacrés à l’épistolaire et deux expositions à Besançon sur Victor Hugo. Auteur d’une dizaine de préfaces et d’une cinquantaine d’articles, il a réédité, seul ou en collaboration avec Guy Rosa, plusieurs œuvres de Victor Hugo (Les Châtiments, Napoléon le Petit, Histoire d’un crime) et préfacé la dernière réédition en langue anglaise de Notre-Dame de Paris (The Hunchback of Notre-Dame, New York, Toronto, Everyman’s Library). Pour sa postface hugolienne à l’album Ouragan, L’Odyssée d’un vent (Actes Sud Junior), il a reçu le Prix du livre environnement/fondation Veolia 2016 mention Jeunesse. Il vient de publier, dans le numéro spécial Hugo de Dix-Neuf, Journal of the Society of Dix-Neuviémistes, un article intitulé « Victor Hugo proscrit et Chateaubriand mort ».

Gratuit - sur réservation au 01 55 52 13 00 ou reservations-chateaubriand@hauts-de-seine.fr

  

 

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Jeudi 29 septembre 2016 à 19h

Mandaroux-Vertamy, conseiller et ami des derniers temps

Chateaubriand a choisi Jean-Baptiste Julien Mandaroux-Vertamy (1793-1858) pour être l’un de ses exécuteurs testamentaires et l’a honoré par le legs de la Sainte famille de Mignard que la duchesse de Duras lui avait laissé. Il scellait ainsi une amitié des dernières années de sa vie.

Entré en relation sans doute à l’été 1832, Mandaroux-Vertamy, libéré de toute obligation professionnelle en juin 1846, accompagne et assiste assidûment le vieil homme après la mort de son épouse. Il conduira sa dépouille à sa dernière demeure…

Reconstitution à partir de témoignages directs, correspondance, articles de presse, souvenirs, des séances de lecture mémorables du Grand Enchanteur.

Par Hervé Robert, magistrat, maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris, ancien chargé de conférences à l’École pratique des hautes études, auteur de L’Orléanisme et de La Monarchie de juillet aux Presses Universitaires de France, collection « Que sais-je ».
 

Anonyme, Le cortège funèbre de Chateaubriand sur le rocher du Grand-Bé, huile sur toile © CD92/Willy Labre

 

 

Dimanche 16 octobre 2016 à 16h

À haute voix. Chateaubriand lecteur de ses œuvres

« Les lectures sont excellentes comme instruction, lorsqu’on ne prend pas pour argent comptant les flagorneries obligées. Pourvu qu’un auteur soit de bonne foi, il sentira vite, par l’impression instinctive des autres, les endroits faibles de son travail, et surtout si ce travail est trop long ou trop court, s’il garde, ne remplit pas, ou dépasse la juste mesure. » De la part d’un écrivain dont le style semble si assuré, l’aveu étonne. Et pourtant les faits sont là : Chateaubriand, dès le début de sa carrière, a lu ses « premières ébauches » en petit comité. En 1829, il a sondé Moïse devant un auditoire choisi chez Madame Récamier, quelques années plus tard, toujours à l’Abbaye-aux-Bois, il a lu les plus belles de ses Mémoires d’outre-tombe.

Reconstitution à partir de témoignages directs, correspondance, articles de presse, souvenirs, des séances de lecture mémorables du Grand Enchanteur.

Par Vincent Laisney, maître de conférences à l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense, spécialiste du romantisme français et des sociabilités littéraires. Il est l’auteur de L’Arsenal romantique (Champion, 2002), de L’Âge des cénacles (Fayard, 2013) et de Sept Génies (Les Impressions nouvelles, 2014), il a codirigé avec Jean-Louis Cabanès l’ouvrage collectif intitulé L’Année 1855, La littérature à l’âge de l’Exposition universelle (Classiques Garnier, 2016).
 

D’après Marillier, Gloire de Moïse, illustration pour l’édition Ladvocat des Œuvres complètes de Chateaubriand (t. XXIIbis) - coll. Société Chateaubriand © CD92/DDVAL-MDC

 

 

Mardi 18 octobre 2016 à 19h - Conférence annulée, remplacée par "Le Romantisme et la peinture", le 29 octobre à 16h

Joubert et Chateaubriand

Joseph Joubert, ami intime de Chateaubriand et de Pauline de Beaumont, avec lesquels il entretient une riche correspondance, est aussi l’auteur de Carnets, qu’il écrit jusqu’à sa mort. Joubert y évoque son admiration pour l’œuvre de Chateaubriand, qu’il compare aux « grandes orgues » par opposition à son propre style, ressemblant aux sons discontinus de la harpe éolienne. Réciproquement, Chateaubriand fait le portrait, dans ses Mémoires d’outre-tombe, de ce personnage énigmatique et attachant qui « se croyait souvent obligé de fermer les yeux et de ne point parler des heures entières » et à qui il fit cet aveu : « Réellement Joubert, je vous aime comme un amant ».

Par Sabrina Giai-Duganera, professeure agrégée de lettres, auteure d’une thèse sur Joseph Joubert.
 

D’après Jules Massard, portrait de Joseph Joubert - coll. Société Chateaubriand © CD92/DDVAL-MDC

 

Samedi 29 octobre à 16h

Le Romantisme et la peinture

D’abord littéraire et musical, le romantisme naît dans une société européenne en plein bouleversement après la Révolution et les guerres impériales. Dans cette société qui se reconstruit et se cherche, la frivolité et la grâce du XVIIIe siècle ont laissé place au doute et à la mélancolie. En peinture comme en littérature, les artistes romantiques cherchent à transcrire leurs sentiments intérieurs : le rêve, la folie, la peur, l’angoisse face à la nature, la révolte, souvent devenus l’objectif principal de l’œuvre, l’aspect esthétique pouvant devenir secondaire. Pour le peintre romantique, seuls comptent son imagination et son besoin d’expression, quitte à déplaire et à être rejeté.

Cette conférence se propose, à travers des exemples tirés de l’œuvre d’artistes britanniques (John Füssli, John Martin), allemands (Caspar David Friedrich), espagnols (Francisco Goya) et français (Anne-Louis Girodet, Théodore Géricault, Eugène Delacroix), de montrer comment, chacun à leur manière, ils ont traduit ces sentiments alors nouveaux en art.

Par Alain Canat, conférencier au Domaine départemental de Vallée-aux-Loups – parc et maison de Chateaubriand

 

 

Samedi 5 novembre 2016 à 16h

La guerre de Sept Ans (1756-1763) et la naissance du citoyen

La guerre de Sept Ans (1756-1763) est vue par Winston Churchill comme la première guerre mondiale de l’histoire. Nées de la rivalité franco-britannique en Amérique, les hostilités qui s’étendent à l’Europe et au monde tournent au désastre pour la France, qui assiste au triomphe planétaire de la Grande-Bretagne. Tandis qu’un nouvel ordre mondial se met en place, l’ordre politique vacille sur ses bases. Sous l’effet d’une guerre accélératrice des changements, le monde fait ses premiers pas dans l’ère des révolutions.

Par Edmond Dziembowski, professeur d’histoire moderne à l’université de Franche-Comté, auteur de La guerre de Sept Ans 1756-1763 (Perrin, 2015), ouvrage récompensé par le Prix Guizot 2015 de l’Académie française et le Prix Chateaubriand 2015.
 

J. E. Ridinger, portrait de Marie-Thérèse d’Autriche, eau-forte - coll. Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups – Maison de Chateaubriand © CD92/DDVAL-MDC

 

 

Mardi 6 décembre 2016 à 19h

Lectures et genèse du William Shakespeare de Hugo

William Shakespeare reste un livre mal aimé. Vertement accueilli à sa publication lors du tricentenaire de 1864  où il est jugé extravagant, il n’est pas réédité. La gloire de Hugo ne pouvait s’accommoder de ce rejet ; les exécuteurs testamentaires tentèrent de sauver William Shakespeare en lui adjoignant des inédits, le tout formant une sorte de somme philosophique testamentaire. On substituait à un livre un catalogue d’idées. L’examen du manuscrit de William Shakespeare peut lui rendre son unité, sa portée, son ambition.

Par Guy Rosa, professeur honoraire, qui a animé le « Groupe Hugo » de l’Université Paris7, codirigé la dernière édition en date des Œuvres complètes de Hugo, édité plusieurs œuvres, en  librairie ou sur le web, en particulier Les Misérables.


Devritz, Victor Hugo, lithographie - coll. Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups – Maison de Chateaubriand © CD92/DDVAL-MDC

 

 

Mardi 28 février 2017 à 19h

Les Bédée ou l’héritage maternel de Chateaubriand

« Adieu, mon oncle chéri ! Adieu famille maternelle… » (Mémoires d’outre-tombe, chapitre 6, livre onzième). C’est en ces termes pathétiques que Chateaubriand, très lié à sa famille maternelle, apprend le décès du comte de Bédée.

Les Bédée ont accompagné l’écrivain malouin dans les événements du XVIIIe siècle breton puis lors de son exil à Jersey et à Londres. François-René de Chateaubriand a été fortement influencé par les idées politiques et les talents littéraires de cette antique lignée. L’héritage Bédée est primordial pour appréhender les contours du sentiment religieux, patriotique et littéraire de l’hôte de la Vallée-aux-Loups.

Par Marie-Emmanuelle de la Broïse, docteur ès-Lettres de l’université Paris IV-Sorbonne, auteur d’une thèse sur l’épiscopat malouin au Siècle des lumières ainsi que d’articles sur les Bédée et sur le jansénisme dans la revue Histoire, économie et société.

  

 

Souvenirs d'avant 2016

Retrouvez ici l'ensemble des conférences données depuis 2009.

 

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